On est tous coupable
J'ai vu flotté le mépris de nous-même
Dilué l'espoir dans la haine et l'indifférence
Ils dansent sur des cadavres comme en transe
Tous, oui tous. c'est la rivière qui nous mêne
Une eau rancie par le dégout et l'avidité
J'ai voulu être plus libre et plus beau
L'épousée me fit voir l'utilité d'être sot
Avec une poignée de dollars; la fertilité
Ils ne tuent pas le poète, il l'ont oublié
Ils ont dit de gagner la vie, Pourquoi???
J'en conclu, l'existence à coup d'exploit
Un oiseau me disait; que paix et beauté
Tous les oiseaux ont ce même discours
Ils me rappellent les paroles d'un des miens
Souviens-toi de celui qui changea l'eau en vin
Celui-là qui se voulut être simple troubadour
Je me tais devant les épaves jetées à la mer
De la rivière vers l'estuaire, un océan aigri
Qui rejette vers la grêve sous un ciel gris
Sous un ciel bleu, le sable enterre le pervers
Je connais peu d'homme qui ont su perçé
Rejaillir de terre, renaître de leurs imperfections
Comme enfoui dans une terre de dérision
Celui qui fut oublié mais toutefois jamais enfoncé
Il marchera longtemps seul sur cette terre; heureux
Il existe son épousée qui le conduit et le chérit
Comme une ombre sur le âmes avides et transit
Aveugles et sourds sont-ils devant le merveilleux.
Ou sont-ils?
Écrasé sous le poid
De la bétise.